‹ La Théorie du Régime Mixte chez Saint-Thomas d'AquinChapitre 32 sur 46 · LE REGIME MIXTE PROPREMENT DIT · texte numérisé non relu

LE REGIME MIXTE PROPREMENT DIT

ÏI. — SES FONDEMENTS

Le régime modèle que nous n'avons trouvé ni dans une des formes simples, ni dans la République ou les régimes qui s'y rattachent, c’est celui auquel on a donné par excellence le nom de Régime Mixte, parce qu'il est bien la combinaison la plus parfaite que l’on puisse tenter entre les différents types politiques.

Ici, en effet, il ne s’agit plus &e tel ou tel point de vue. Il y a autre chose qu’un simple désir de conciliation entre les classes sociales, qu’un compromis acceptable entre des régimes imparfaits. Il s'agit d'un effort puissant pour dégager de chaque type politique ce qu'il contient de réellement profitable au bien commun — au bien commun complet, envisagé dans toutes ses exigences — et pour bâtir avec cela une combinaison vraiment supérieure, un gouvernement à la fois fort et doux, capable de donner satisfaction à tous sans sacrifier pour cela le moins du monde l’œuvre à accomplir.

Dès les premières lignes du texte de la Somme, s'affirme ce désir d'envisager le problème dans toute sa plénitude :

« La bonne organisation politique d’une cité ou d'un royaume réclame deux conditions : la première, c'est que tous aient une part dans le pouvoir, car la paix du peuple est par là mieux assurée et tous aiment et défendent une pareille organisation. La seconde concerne la forme du gouvernement, c'est-à-dire de l’organisation du pouvoir. »

Ce sont bien là les deux aspects de la politia que nous relevions dès le début de cette étude : l'aspect plus large, plus humain du gouvernement considéré dans ses rapports avec la vie même de la cité,

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— et l'aspect plus technique du gouvernement, considéré en lui-même: d'une part, les exigences de la psychologie politique ; de l'autre, celles de la physique politique et de la justice.

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