XII INTRODUCTION
ἀχριθέστεροι, ἀχριθέστατοι τῶν λόγων) !. S'agit-il d’arguments purement aristotéliciens ? Ou bien ces arguments ne sont-ils pas plutôt empruntés à la philosophie platonicienne, comme aussi l’expression qui sert à les désigner ? Observons d’abord que, dans un autre endroit, Aristote se sert, pour les désigner, d’une double expression: « au moyen d'arguments plus logiques et plus exacts (διὰ λογιχωτέρων χαὶ ἀχριδεστέρων λόγων), dit-il, on peut, au sujet des idées, tirer plu-
sieurs conclusions semblables à celles déjà déduites”»,
et que l’attribut λογικός est celui dont se sert régulièrement Aristote pour désigner la méthode dialectique qui est celle de Platon. Le rapprochement des deux termes λογιχός, ἀχριθής peut bien paraître étrange, puisqu’en d’autres endroits Aristote oppose la méthode logique de démonstration à la méthode de la science rigoureuse, qui prend pour point de départ de ses raisonnements des principes spécifiquement définis ; mais c’est, en réalité, un signe de plus qu’il s’agit ici de la rigueur (45{21), au sens platonicien ou dialectique du mot, de l’accord de la pensée non avec un objet déterminé, mais avec elle-même, de l’accord du raisonnement avec ses prémisses, Ces prémisses pouvant être d’ailleurs, indifféremment, des vérités ou de simples vraisemblances. Mais quels sont ces raisonnements plus exacts, ou plus rigoureux, auxquels
4. Aristote, Métaphysique, À, 9, 960 b, 15; M, 4, 1019 a, 11. 2. Aristote, Métaphysique, M, 5, 1080 a, 9, 10.
dit να ie δὰ. “ἀν μονα F τ