‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 9 sur 276 · INTRODUCTION, XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XI

comme le Sophiste, la République, le Timée et les Lois.

L'opposition des deux principes confirme l'opposition des deux espèces du dialogue platonicien ; l'opposition de deux principes logiques distincts dans la méthode platonicienne est elle-mème confirmée par le témoignage d’Aristote. Dans sa discussion de l'idéalisme de Platon, Aristote fait allusion à deux sorles d'arguments philosophiques. Les uns sont les « arguments » ou les « raisonnements par les sciences » (τοὺς λόγους τοὺς Ex τῶν ἐπιστη λῶν) " ; et, dans ces arguments, il est aisé de reconnaitre le second principe de la dialectique platonicienne : il faut fonder la légitimité des sciences. Les sciences, aurait déclaré Platon, supposent l'existence des idées ; et, pour réfuter l’argument, Aristote essaie, à plusieurs reprises, de démontrer tantôt que l'argument ne prouve pas assez, tantôt qu'il prouve trop, tantôt que l'existence des sciences ne suppose pas l'existence d'idées transcendantes, correspondant aux objets de ces sciences, tantôt que, si toute science suppose un objet idéal, il faut admettre l'existence de certaines idées non admises dans le système platonicien. Mais, à côté de cette première catégorie d'arguments, il en est une seconde dont Aristote fait usage dans sa critique du Platonisme : ce sont les arguments qu'il appelle « les raisonnements plus exacts » ou « très exacts » (οἱ

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