Lois, 1Π|, 690b c
3. République, X, 606 a: οὐχ ἱκανῶς πεπαιδευμένον λόγῳ οὐδὲ ἔθει, — et République, X, 619 c: ἔθε: ἄνευ φιλοσοφίας ἀρετῆς μετειληφότα.
ἧς ἐπιτηδεύματα, mœurs, aptitudes. — République, 11,374 6: ἄρ᾽ οὖν οὐ χαὶ φύσεως (δεόμενον) ἐπιτηδείας εἰς αὐτὸ τὸ ἐπιτήδευμα (apte à cet exercice). 1 ἐπιτήδευμα est quelque chose de moins inné que la nature, φύσις (République, IX, 573 c: ἢ φύσει ἢ ἐπιτηδεύμασιν. — Cf. VI, 497 c), de plus intérieur qu’un art appris (République, V, 455 à : πρός τίνα τέχνην ἢ τί ἐπιτήδευμα; — Cf. VI, 502 ἃ), une aptitude active, une adaptation de l’activité Me τὸ V, 456 ὃ : τὰ δ᾽ ἐπιτηδεύματα οὐ τὰ αὐτὰ
vertueux, s'il ne commence dès l'enfance à allier le jeu avec l'idée de beauté morale (εἰ μὴ ... παίζει ἐν χάλοις) et à pratiquer toules ces choses (ἐπιτήξευον! τὰ τοιαῦτα πάντα)». Le jeu et les beaux-arts, la gymnastique et la musique sont les vraies méthodes de l'éducation ainsi entendue. Ni la gymnastique ni la musique ne sont des « arts serviles », des métiers τέχναι βάναυσοι), et cependant ce ne sont pas non plus des sciences. Un caractère courageux, un caractère réfléchi et modéré sont, jusqu'à un certain point, opposés l’un et l’autre ; et lutter contre un excès de modération qui serait mollesse et lâcheté, c'est l'office de la gymnastique, de mème que réagir contre un excès d'énergie qui se tournerait en brutalité, c'est la fonction de la musique, entendue au sens large où l’entendent les Grecs. L'équilibre de ces deux dispositions contraires, ou encore l'harmonie, en quelque sorte musicale, des trois formes fondamentales de l'activité psychique, désir, énergie irrationnelle et raisonnement ?, tel est l'objet de l'éducation morale vulgaire. La maitrise de soi, la paix intérieure, l'accord de l'âme avec elle-même, c'est la définition de la justice ; la sagesse (σοφία) est la science (ἐπιστήμη) qui préside à l'action juste et la déraison
(ἀμχηίχ), lé jugement (255:) qui préside à l'action