‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 113 sur 276 · Protagoras, 332 a, sqq · texte numérisé non relu

Protagoras, 332 a, sqq

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L'ÉDUCATION PHILOSOPHIQOUE. 119

de l’argumentation ; dans le Charmide, une argu- mentation analogue est présentée sous forme directe et avec un plus grand développement. La σωφροσύνη consiste-t-elle dans une sorte de modération et de lenteur de nos actions? Mais la lenteur n’est pas

une vertu'. — La définira-t-on une honte, ou une pudeur ? Mais la honte est, selon les cas, bonne ou mauvaise ; en tant que honte, elle n'est ni bonne ni mauvaise ?. — Être réfléchi (σωφρών), est-ce alors purement et simplement de remplir sa fonction (τὰ ξχυτοῦ πράττειν) ἢ ? Mais peut-on appeler réfléchi le médecin qui se trouve remplir sa fonction et guérir un malade, involontairement et sans conscience de sa vertu ? D'où cette dernière définition : la σωφροσύνη est la conscience de soi (τὸ γιγνώσχειν Exurév), ou la science de la science (ἐπιστήμη ἐπιστήμης), la réfleæiont; et le reste du dialogue est consacré à discuter la possibilité et l'utilité de cette vertu spéculative, la réflexion.

Il n'y ἃ donc pas, selon la conception populaire, plusieurs vertus dont la justice est l'équilibre: une vertu relative au désir, la σωφροσύνη, une autre relative à l'énergie, le courage, une troisième relative à la partie savante de l'âme, la sagesse. La

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ἢ 1. Charmide, 159 b, 544.

- ᾧ, Charmide, 160 e, 544.

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