Phédon, 68 c : ἡ ὀνομαζομένη ἀνδρεία
2. Phélon, 68 ὁ: ἣν χαὶ où πολλοὶ ὀνομάζουσι σωφροσύνην. 9. Phédon, 69 a b.
la vraie éducation morale doit démontrer, c'est la nécessité d'un changement, d'un échange de point de vue; du point de vue du plaisir il faut passer au point de vue de la sagesse comme d'un point de vue inférieur à un point de vue supérieur. Le bien n'est pas le plaisir, mais la sagesse.
Or à quelle condition y a-t-il ici un véritable changement de point de vue”? C’est à condition que la sagesse, la réflexion, ou la science, ne soit pas entendue comme une puissance de l’âme, une disposition spirituelle à l’action, au même sens où l'étaient la σωφροσύνη, vertu du désir dans ses rapports avec les autres facultés, et le courage, vertu de la faculté énergique et active. Car, si la science est entendue comme une puissance, une faculté de l'âme, elle est un instrument qui peut servir indifféremment pour le bien et pour le mal: « ce que l’on est habile à garder, on est habile à le voler ‘.» Dans le Petit Hippias, Platon a développé ce paradoxe sous sa forme la plus frappante. Le mensonge suppose la science : pour dissimuler la vérité, il faut la connaitre. Donc c'est une seule et même chose que la puissance de dire la vérité et la puissance de mentir. Donc le mensonge volontaire vaut mieux que le mensonge involontaire : car il dénote une puissance et une science, tandis que le mensonge involontaire