Pelit Hippias, 315 εἰ, sqq
et d'autre part, elle s'enseigne, parce qu'à ce point de vue le bien c’est le plaisir, et qu'une science de la mesure du plaisir est possible. Comment sortir de la contradiction ? Par la critique de l'idée qui est le fondement de la moralité vulgaire : l'idée de faculté ou de puissance spirituelle. Car si la vertu est une faculté de l'âme, comme l’admet le sens commun, la vertu est indifféremment vice ou vertu, ce qui est absurde, Ou encore si la puissance est un bien, la puissance c’est la science; mais inversement, si la science est une puissance, elle n’est pas un bien, Ce qui est contradictoire. — C'est la critique de la notion de puissance spirituelle qui constitue, chez Platon, la vraie éducation philosophique : elle se présente sous deux formes : critique ou dialectique de l'amour, — critique ou dialectique du jugement.
L'amour consiste dans une relation entre un sujet aimant et un objet aimé; mais, parce qu'il présente un caractère relatif, l'amour est, semble-t-il, contradictoire dans son essence !, Car de deux choses l’une : ou bien tout amour consiste dans une réciprocité de sentiments, l'ami (τὸ φίλον) c'est à la fois le sujet aimant et l’objet aimé ; mais alors il ne faut pas parler d'amis du vin, des chiens, des exercices de gymnastique, puisque de tels amis ne seraient pas aimés en relour par l'objet de leur amour; et nul