Lysis, 213 d. sqq
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Il reste une solution, en quelque sorte, moyenne ‘: l'ami du bien n'est ni le bien ni le mal, puisque ce sont deux conceptions absurdes : l'ami rentre dans la classe de ce qui n'est ni bon ni mauvais, comme le corps ou l'âme. Le corps souffre et aime le médecin, parce que le médecin doit l'affranchir de la maladie et lui donner la santé. « Ce qui n'est ni bon ni mauvais est ami du bien par l'effet de (24) la présence du mal et de l'ennemi et en vue (£vexx) du bien et de l'ami. » Mais cette définition, à son tour, se détruit elle-même.
Nous aimons, dit-on, en vue du bien. Il est plus vrai de dire que nous aimons le bien, et seulement d’une manière indirecte et relative les moyens propres à le produire ; nous n'aimons pas le remède, mais la santé, effet du remède. « Il est donc nécessaire. que nous arrivions à un principe, qui ne nous mènera pas au delà de lui-même, et que nous parvenions jusqu'au premier ami (τὸ πρῶτον φἴλον), en vue duquel nous disons que les autres choses sont bonnes. » L'ami en soi (τὸ τῷ ἔντι φίλον) n'est donc pas, comme le voulait la définition, ami en vue de l'ami, mais en vue de soi-même. L'ami, c'est ce qui est purement et absolument objet aimé, c’est le bien ?,
D'autre-part”, il était dit que l'amour se produisait