‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 130 sur 276 · République, VII, 518 .d ὁ · texte numérisé non relu

République, VII, 518 .d ὁ

entre toutes à un genre plus divin, qui ne perd | jamais sa puissance (ὃ τὴν μὲν δύναμιν οὐδέποτε ἀπόλ- … jusw) » : elle ne devient pas, elle est. À proprement parler elle est une idée, elle n'est pas une puissance en ce sens que, comme l'âme, elle se développe dans le temps, mais en ce sens qu'elle a une nature, . qu'elle est définie par une propriété : son essence, 1 sa puissance est de connaitre. — Et enfin que, de - cette différence entre la pensée pure οἱ les autres . facultés de l'âme, on doive conelure à la réalité de la science de la science, c'est ce qui est explicitement - affirmé dans le Philébe. IL y a d'abord, nous est-il - dit, des sciences distinctes (pour les appeler provi- * soirement des sciences), telles que l’arithmétique et

la géométrie. Mais de pareilles sciences ne sont pas È premières, elles supposent une science suprême, la - dialectique, dont l'essence est de « connaitre toute la science ci-dessus énumérée » (ἡ πᾶσαν τήν 2 νῦν LE Ye μένην sr) ‘. La science vraie est une, et non plu- sieurs. Le principe logique de la dialectique, l'accord de la pensée avec elle-même, la science de la science est la fin, comme il a été l'instrument de la recherche philosophique. De la dialectique, entendue en un

1. Philèbe, 58 a. — Cf. 03. δε: πάντων ve μὴν ἡγούμεθα γενῶν ἄριστον ἕν ἀνθ᾽ ἑνὸς συνδικεῖν ἡμῖν τὸ τοῦ γιγνώσκειν τἀλλά τε πάντα καὶ αὖ τὴν αὐτὴν ἡμῶν τελέως εἰς δύναμιν ἑχάστην. — La possibilité de la science de réflexion est impliquée par la possibilité de la dialectique, - de la discussion qui porte sur les formes de la pensée. Cf. Phièbe,

δ a: *Ap' οὐχ ἐμφρόνως ταῦτα καὶ ἐχόντως ἐχυτὸν τὸν νοῦν φήσομεν ὑπέρ θ᾽ ἑαντοῦ καὶ μνήμης καὶ δόξης ὀρθῆς ἀποχρίνασθαι τὰ νῦν ῥηθέντα:

la science des idées, ou le système des idées. | Ainsi se trouve résolu le problème soulevé par Platon à deux reprises, dans la République 1 et le

la science; mais quelle science ? On répond: la science du bien, ce qui est impossible sans cerele vicieux. Mais si la science absolue n’a d’autre objet qu’elle-mème, elle est indifféremment, selon le point de vue auquel on se place, le bien en soi, ou la science du bien; ou encore le bien en soi n'est que l'harmonie, la non-contradiction de la pensée avec elle-même dans la réflexion, dans la science de la science. Il n’y a pas cercle vicieux dans nos raisonnements : le cercle est dans l’idée même de science, et il est, par conséquent, légitime de définir la science comme le bien en soi. Mais encore faut-il se prémunir contre une nouvelle erreur. De même qu’il ne faut pas dénaturer la notion de Pamour, ou de la volonté, en lui assignant des attributs qui ne conviennent qu'à l’objet de l’amour ou de la volonté, de même il ne faut pas dénaturer la fin de la tendance en ne la définissant que par rapport à cette tendance même dont elle est la fin *. Si le bien

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