Théélèle, 186 a
beau ; le beau possède une définition interne : « la
beauté, c’est la mesure et la proportion » ". L'idée du beau n'est donc plus un dérivé de l'idée du bien; au contraire, le beau est le fondement du bien, «le bien se réfugie dans la nature du beau? ». Enfin que signilie, en dernière analyse, la seconde définition, la définition interne du beau? Le beau consiste dans la mesure et la proportion, et on ajoute que « tout mélange qui, d'une manière ou d’une autre, ne possède pas la mesure et la proportionnalité détruit nécessairement les éléments du mélange et soi-même” ». Mais cela même est la marque de la vérité, qu’elle soit cohérente et ne se détruise pas elle-même : la définition du beau, c’est
. le critérium de la vérité. Le fondement du bien,
c’est le beau ; le fondement du beau, c'est le vrai : le bien absolu, le beau absolu, c’est l'identité de la pensée par rapport à elle-même, c’est l’idée, qui est vérité absolue et science absolue.
Cette dernière démarche de la dialectique régressive constitue une épuration, une amélioration, une dernière transition de l'inférieur au supérieur. Mais de plus, pour qui s'élève au point de vue de l'idéalité, toutes les oppositions du devenir, opposition du beau et du laid, du bien et du mal, du supérieur et de
1. Phülèbe, Οἱ 6: μετριότης... καὶ ξυμμετρία, 2. Philèbe, G4 6.