‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 135 sur 276 · République, V, 476 a · texte numérisé non relu

République, V, 476 a

2. Théétèle, 173 e : χαὶ ταῦτα πάντ᾽ οὐδ᾽ ὅτι οὐκ οἶδεν, οἶδεν.

dire qu'il n'est pas, car il n’est pas le non-être : il est à l'être ce que le symbole est à la vérilé, Aussi le sage, qui connait la justice en soi et la réflexion en soi, est-il plus juste au sens humain et social du mot, plus modéré, réfléchi et tempérant, au sens populaire du mot: σωφροσύνη, que l’ignorant et le « déraisonnable » ‘. Par là, la dialectique se distingue de l’éristique, à qui elle emprunte souvent ses arguments. Les éristiques démontrent que l'idée de développement intellectuel est contradictoire, qu'il est impossible d'apprendre; « car l'homme ne peut chercher ni ce qu'il sait ni ce qu'il ne sait pas. Ce qu'il sait: s'il le sait, il n’a pas besoin de le chercher. Ce qu'il ne sait pas : car il ne sait pas ce qu'il cherche 2.» Platon s’en tient-il, comme il paraît le faire dans l'Euthydème*, à ridiculiser ce genre d'argumentations, à insinuer que les difficultés soulevées par les éristiques sont verbales, non réelles ? 11 suflit de se reporter au Zhéétète, où des difficultés analogues, portant sur la contradiction qui existe entre le point de vue de la science et le point de vue du devenir, font partie intégrante du système, pour se convaincre du contraire. Et, dans le Ménon!, Platon marque bien jusqu'à quel point la critique éris-

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