‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 137 sur 276 · Ménon, 81 e · texte numérisé non relu

Ménon, 81 e

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ré, L'ÉDUCATION PHILOSOPHIQUE. 151

exemple à l'image d’un morceau de cire qui recoit des empreintes extérieures ‘. Pour exprimer comment la science peut en quelque sorte se préexister à elle-même dans les âmes, comme simple possession inconsciente (χτῆτις) de la science, Platon se servira | de la comparaison d’une cage d'oiseaux : c’est tout autre chose de tenir les oiseaux enfermés dans la cage, de posséder la science en puissance (:2:%50at), ou de les tenir dans la main, de posséder la science à l'état d'acte (ἔχειν) ὃ. Mais ce ne sont là que des images et des métaphores, des fables ou mythes, qui se détruisent elles-mêmes, dès qu'on veut les envisager comme des systèmes logiques d'idées. Elles expriment À bien cette demi-existence, symbolique et analogique, qui apparlient au devenir: veulent-elles exprimer δ plus, « la fable s’évanouit* ».

C'est au même ordre d'idées qu'il faut rattacher

la théorie platonicienne de l'inspiration divine. De 3 * Ja vérité à la croyance la distance semble infran- > ᾿ς chissable, elle est cependant franchie chaque fois

que l'on parle d'une croyance vraie. Comment done expliquer que la science, étant universelle et éter-

À τ 3 nelle, se manifeste chez celui-ci, non chez celui-là, the

à tel instant, non à tel autre, se développe plus ou a

“4 » . . u 1. Thééiète, 191 c, 5η4. de

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