Théélète, 197 a, sqq. 2e
3. Philèbe, 14 a : κχἄπειθ' ἡμῖν ὁ λόγος ὥσπερ μῦθος ἀπολόμενος ἊΝ
moins vite selon les individus et les temps ? Pour exprimer le caractère mystérieux de cette parlicipation de l’âme aux idées, Platon l’attribue à l’action d’un art divin. Puisque nous avons un pouvoir et n’avons pas la conscience de ce pouvoir, l’hypothèse est que ce pouvoir est le pouvoir d’un dieu. La croyance, prise en soi, est une folie; si cette folie coïncide avec la vérité, si elle tombe juste, c’est qu’elle consiste dans une inspiration plus qu'humaine. Par là Platon ne fait qu'interpréter dans le sens de sa doctrine les croyances vulgaires de l’humanité. Les hommes distinguent entre deux folies : l’une, de source humaine, faible et impuissante; l’autre, qui est un don des dieux et la source des plus grands biens, qui inspire les oracles et les poètes. Ils appellent l’une pat, et l’autre, sous une forme à peine altérée, uavrixn". Or, ce que les hommes disent de la folie, on peut le dire de l'amour, et de l’âme, dont l’amour n’est que le principe. « L'âme est quelque chose de divinatoire *», et l'amour qui passe de l’erreur à la vérité, l’amour « philosophe », intermédiaire entre l'humain et le divin, est un démon, être contradictoire, qui n’est ni homme ni dieu : de même l'âme est « quelque chose de démonique ». L'âme exprime l’idée, imite l’idée, participe de l’idée.