‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 14 sur 276 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

dans l’évolution de la pensée platonicienne : première, où Platon spéculerait, dans de courts logues, sur les notions de la moralité commune, s intervention de la théorie des idées ; la seconde . où il adopterait la théorie des idées et la développe-

rait mêlée d'une proportion plus ou moins forte d’élé- . ments mathémaliques; et la dernière, caractérisée par ᾿ des Lois, où la théorie des idées serait non pas comme on le croirait à écouter Aristote, transformée, mais

remplacée par une conception arithmétique de l’uni-

vers, empruntée aux Pythagoriciens, — Sans doute,

il y aurait moyen de faire concorder la distinction

élablie par Aristote entre deux conceptions successives

de l’idée dans la pensée de Platon, avec celle, plus haut constatée, entre deux conceptions, l’une analy- dique et abstraite, l’autre synthétique et concrète, de [ἃ méthode dialectique. Car Aristote nous dit, au mème endroit, que les disciples de Socrate, les philoophes de l’école platonicienne ne firent que poser existence séparée (ἐχώρισχν) des définitions socrati- , «et appelèrent ces êtres des idées ! »; et, si nous demandons à Aristote ce qu'étaient ces définitions socratiques, nous apprenons que « Socrale traitait des vertus morales et chercha le premier à ce sujet des délinitions générales? ». Du rapprochement de ces es ne serait-il pas tout au moins permis d'induire,

À. Métaphysique, M, 4, 1078 b, 31, 32.

| Mélaphysique, M, 4, 1078 b, 17.

Page 1