‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 150 sur 276 · Parménide, 142 ὃ, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 142 ὃ, sqq

Or l’un en tant qu'être se décompose en deux

éléments : l’un et l'être. Il est le tout dont ces deux

éléments sont les parties. Mais chacune de ces parties est à son tour et une existence et une unité ; à son tour elle est un tout qui se dédouble en deux parties, et ce dédoublement se poursuit à l’infini. L’un n’est done pas un tout, puisqu'il est divisé par l'être en

un nombre infini de parties : il est un infini. Mais,

d’autre part, les parties ne sont parties que par rapport au tout: donc l’un est le tout de ses parties ; donc l’un est fini. Donc, enfin, il a une figure et il est dans un lieu !.

En effet, d’abord il est en soi, car l’un est à la fois toutes les parties et l’ensemble des parties ; or toutes les parties sont dans l’ensemble des parties. Mais le tout n'est pas dans les parties ; car il n’est ni dans toutes les parties : il faudrait pour cela qu'il fût dans une des parties, prise isolément; — ni dans une; — ni dans quelques-unes des parties. Or, 1] ne peut être nulle part, car ce qui n’est nulle part n'est pas. Donc il est en autre chose que soi. D’où il suit que l’un est susceptible, parce qu’il est en soi, de repos, — parce qu'il est en autre chose que soi, de mouvement.

L'un est identique à soi et à ce qui est autre que lui; différent de soi et de ce qui est autre que

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