Parménide, 145 a, sqq
lui ". Il est identique à lui-même, ou il cesse d'être un; il est différent de ce qui est autre que lui, ou il cesse encore d'être un. Il est différent de soi-même, parce qu'il est à la fois en soi et en autre chose que soi. Il est identique à ce qui est autre que lui. Car, s'il était autre que ce qui est autre que lui, il faudrait qu'il admit en soi la différence; mais aucun être ne peut admettre en soi pendant aucun espace de temps la différence sans se détruire. S'il était aux autres choses dans la relation du tout aux parties, il faudrait que les autres choses, étant des parties nombrées, fussent autant d'unités, et par conséquent ne fussent pas autres que l'unité. Il reste que l’un soit identique à ce qui est autre que l'un. — Par suite encore l'un est, par rapport à soi et à ce qui est autre que l’un, dans un rapport de similitude et de dissimilitude.
Étant dans un lieu, l’un est en contact avec soimême, puisqu'il est en soi, et avec ce qui est autre que lui, puisqu'il est en autre chose que soi. Mais, d'autre part, s'il est en contact avec soi-même, l’un se dédouble, et cesse d’être un; si l'un est en contact avec ce qui est autre que l’un, c’est donc qu'il faut dire non : l’un est, mais : le multiple, ou tout au moins le nombre deux, est. L'un n'est en contact
+ ni aveë soi ni avec ce qui est autre que l'un?.