‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 152 sur 276 · Parménide, 148 d · texte numérisé non relu

Parménide, 148 d

De même, l’un est égal et inégal à soi et à ce qui est autre que lui. D'abord l’un ne participe pas de la grandeur ni de la petitesse : car la grandeur et la petitesse sont l’une par rapport à l'autre, mais ni l'une ni l’autre par rapport à l’un. Donc l’un est égal à soi et à ce qui est autre que lui. Mais l’un est en soi; il est donc à soi dans le rapport de contenant à contenu, et inversement; 1] est donc plus petit et plus grand que soi-même. Il est en ce qui est autre que lui; il est donc plus petit que ce qui est autre que lui. Mais, en dehors de l’un et de ce qui est autre que l’un, il n'y ἃ rien; or, lout ce qui est est dans un lieu: donc les choses autres que l’un sont dans l’un : l’un est plus grand que ce qui est autre que lun !.

D'autre part, l'un est dans le temps”. Car il est, par hypothèse, et l'être n'est autre chose que la participation à l'existence dans le temps présent. Done l’un participe du temps, puisqu'il participe de l'être : il devient plus vieux et plus jeune que soi-même. Mais, d'autre part, il ne peut devenir pendant plus de temps qu'il ne devient : il est contemporain de soi-même. Enfin il ne peut aller du temps passé au temps futur que par lintermédiaire du présent : donc non seulement 11] devient, mais il est plus vieux que soi-même, plus jeune que soi-même, et

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