Parménide, 151 a
que tout ce qui est est nécessairement dans un lieu et occupe un espace, mais que ce qui nest pas dans l’espace (sur la terre ou dans le ciel) n’est rien ! ». Mais pourquoi, dans le Parménide, l'un est-il représenté comme une totalité de parties? Parce que dans la proposition : « l’un est » la position de l'être de l’un est distincte de la position de l’un, et que l'être divise l’un par une série indéfinie de dédoublements successifs en un nombre infini de parles. Quel est donc cet être, séparable de l’idée, et tel que l’idée puisse indifféremment, sans modification interne et sans altération de nature, être et n'être pas ? « L’être n’est pas autre chose, est-il dit dans la seconde déduction du Parménide, que la participation à l'existence dans le temps présent”. » L'être est donc pensé, dans le Parménide, par opposition et par rapport à l'avoir été et au devoir étre. Définition de l'être que Platon, dans le Timée, déclare inexacte. L’être n’est pas plus dans le temps qu'il n’est dans le lieu : « l'était et le sera sont des formes du temps (des idées de temps, εἴδη χρόνου) que nous appliquons par erreur et à notre insu, à l'existence éternelle * ».
1. Timée, 52 b ce. Le principe du raisonnement exact est énoncé dans le Parménide, 146 d : Ἢ οὖν ἐθελήσει ταὐτὸν ἐν τῷ ἑτέρῳ ἢ τὸ ἕτερον ἐν ταὐτῷ mot” εἶναι; Οὐχ ἐθέλησει. --- Cf. Banquet, 211 a : τὸ καλὸν ... οὐδέ που ὃν ἐν ἑτέρῳ τινὶ, οἷον ἐν ζώῳ ἣ ἐν γῇ ἢ ἐν οὐράνῳ ἢ ἔν τῳ ἄλλῳ, ἀλλ' αὐτὸ χαθ᾽ αὑτὸ μεθ᾽ αὑτοῦ μονοειδὲς ἀεὶ ὄν.