‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 158 sur 276 · Parménide, 151 e, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 151 e, sqq

au mou, et de même pour les êtres qui paraissent absolument contradictoires entre eux. Les traits du visage, dont je disais qu'ils ont des propriétés différentes, et que lun ne ressemble pas à l’autre, se ressemblent en quelque façon, et le différent est semblable au différent. De sorte que, avec cette méthode, on pourrait démontrer, si l’on voulait, que toutes choses sont semblables entre elles !. » Or, cette forme éristique, du raisonnement, est-elle, comme Platon semble parfois le donner à entendre?, un pur verbalisme? Pas exactement; elle correspond à un point de vue qui, pour être faux, ne se présente pas moins nécessairement à nous comme un degré de la dialectique régressive, le point de vue du devenir: la confusion de l’un et du multiple est « un phénomène subjectif (πάθος ἐν ἡμῖν) destiné à ne jamais ni périr ni vieillir » *. Si les idées de l'identité et de la différence, de la similitude et de la dissimilitude étaient définies, de manière que

1. Protagoras, 331 de. — Cf. Sophisle,259 ὦ : τὸ dE ταὐτὸν ἕτερον ἀποφαίνειν ἁμιηγέπῃ χαὶ τὸ θάτερον ταὐτὸν χαὶ τὸ μέγα σμιχρὸν χαὶ τὸ ὅμοιον ἀνόμοιον, καὶ χαίρειν οὕτω τἀναντία ἀεὶ προφέροντα ἐν τοῖς λόγοις, οὔτε τις ἔλεγχος οὗτος ἀληθινὸς ἄρτι τε τῶν ὄντων τινὸς ἐφαπτομένου δῆλος νεογενὴς ὧν. — Cf. Philèbe, 13 ἃ: ἐὰν τολμῶ λέγειν ὡς τὸ ἀνομοιότατόν ἐστι τῷ ἀνομοιοτάτῳ πάντων ὁμοιότατον, ἕξω ταὐτὰ σοὶ λέγειν, καὶ φανούμεθά γε νεώτεροι τοῦ δέοντος.

2, République, V, 454 a : οἴεσθαι οὐχ ἐρίζειν ἀλλὰ διαλέγεσθαι, διὰ τὸ μὴ δύνασθαι nat’ εἴδη διαιρούμενοι τὸ λεγόμενον ἐπισχοπεῖν, ἀλλὰ χατ αὐτὸ τὸ ὄνομα διώχειν τοῦ λεχθέντος τὴν ἐναντίωσιν, ἔριδι οὐ διαλέχτῳ πρὸς ἀλλήλους χρώμενοι. Il s'agit d’une conception fausse de Pidentité

et de la différence.

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