‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 159 sur 276 · Philèbe, 15 d · texte numérisé non relu

Philèbe, 15 d

Vapplication de ces idées n'entrainät pas des contra-

dictions sans fin, on aurait par là obtenu une détinition de la participation réciproque ou de la systématisation des idées. Mais, si cette définition n'a pas été encore obtenue, c'est parce que la participation des idées entre elles a été conçue sur le type de la participation de la chose sensible aux idées, de l’inhérence des attributs à un sujet logique. L'un est conçu comme sujet dans une proposition logique; or on a vu précédemment que le sujet logique, c’est la matière passive, la substance à laquelle toutes les affirmations conviennent, en même temps que nulle aflirmation ne convient, le soutien indéterminé de toutes les déterminations. Mais c'est là une conception contradictoire de l'existence, comme l'existence dans le temps, comme l'existence dans le lieu, comme le rapport de contenant à contenu.

Aussi bien Platon a-t-il, rompant la symétrie du dialogue, introduit ici une troisième déduction, destinée, ce semble, à fixer le sens des contradictions des deux premières (ἔτι δὴ τὸ τρίτον λέγωμεν. τὸ ἕν εἰ ἔστων οἷον ξιε)λυηλύθαμεν, χτλ.) ". Toutes les contradictions des deux premières thèses se résolvent si l'on se place au point de vue du devenir. Car si l'un est un et multiple, non-un et non-mulliple, être et non-être, ce ne saurait être à la fois, mais dans des temps dif-

Page 1