‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 16 sur 276 · INTRODUCTION, XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XXI

les Lois, loin que la théorie des idées doive y être - considérée comme abandonnée (aussi bien nul témoignage d’Aristote ne nous autorise à le supposer), - Platon ἃ soin, vers la fin de ce traité de législation où Ja théorie des idées n'avait rien à faire, d'amener non pas seulement une allusion à cette théorie, mais de montrer que les théories sociales développées dans les Lois contiennent la solution du problème de l'unité de la vertu et de la pluralilé des vertus, agité dans les premiers dialogues de sa jeunesse. Plus on pousserait loin l'examen, plus on verrait les modifications dans le système se multiplier et s’atténuer tout à la fois : de sorte que le vrai serait peut-être, en fin de compte, de dire qu'il y a autant de philosophies platoniciennes que de dialogues plaloniciens. C’est pour celle raison qu'il a toujours été délicat de recourir à l'examen du contenu philosophique des dialogues pour établir dans quel ordre ils se sont succédé chronologiquement, et que la meilleure méthode, pour déterminer cet ordre de succession, semble bien être aussi la moins philosophique, celle qui emploie le critérium le plus externe, historique ou philologique, et le plus susceptible d'une application en quelque sorte mécanique. Mais c'est pour cette raison aussi qu’il faut considérer comme douteuse, et comme devant être admise seulement en désespoir de cause, ἢ hypothèse selon laquelle le développement de la pensée plalonicienne aurait élé un développement

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