XXII INTRODUCTION
discontinu, selon laquelle on pourrait affirmer que, pendant telle période déterminée de son existence, | Platon aurait formellement rejeté telle ou telle dem ses opinions antérieures. Il en est de Platon commen
de Leibnitz. On ne peut dire que la pensée de Leibnitz« soit demeurée fixe, pendant toute la durée de sa Carrière philosophique : elle a varié, tant parce qu'elle obéissait à une loi de développement interne que“ parce qu'elle ἃ évolué selon le hasard des polémiques; cependant où tracer la limite entre une première ete une seconde philosophie leibnitzienne ? Avec un M philosophe qui aime à se jouer des difficultés dialec- Ε. tiques, des contradictions apparentes ---- c’est le cas Ἢ de Leibnitz, et c’est le cas de Platon, — on pourrait courir le risque d’être dupe, à force de prudence ct de circonspection. L'essentiel, dans l'interprétation 4 d’un philosophe, mais, entre tous, de Platon, c’est moins de raconter l’histoire de ses variations que de . recomposer la direction constante dans laquelle 1] ἃ M cherché à résoudre ce qui était pour lui le problème à philosophique, et autour de laquelle ses opinions ' peuvent avoir, plus ou moins, oscillé. ᾿ À moins que l’on ne veuille recourir ἃ un subter- : & fuge, considérer la variation d'opinions, le passage M perpétuel et sans but d’un point de vue à un autre comme l’essence même de la méthode platonicienne : À ce qui serait, comme nous le faisions remarquer plus 4 haut, un moyen d’éluder la difficulté résultant de la.