Parménide, 159 b, sqq
qu’à une conclusion négative sur ce point. Mais le plan d'investigation logique dont Parménide, à une phase antérieure du dialogue, avait tracé le plan, n’a pas encore été rempli, et peut-être l’examen de l'hypothèse négative: « l’un n'est pas » va-t-il fournir la solution positive du problème, que ne donnait pas l'examen de l'hypothèse positive.
Comme la proposition : « l’un est », la proposition : «l’un n’est pas » se décompose en deux éléments: Ja position de l’un, la suppression de l'être de l’un. Or, la suppression de l'être de l’un, n’empèche pas l'un d’être posé avec sa nature propre '. La proposition : « l’un n’est pas » s'oppose à celle-ci : «le nonun n’est pas » ; que l'être en soit affirmé ou nié, Pun est toujours connaissable, il ἃ une nature, il est différent de ce qui n’est pas un. Avec la différence, la dissimilitude lai convient ; avec la dissimilitude, l’inégalité. Mais l'inégalité est grandeur et petitesse ; donc ce qui est intermédiaire entre la grandeur et la petitesse, à savoir l'égalité, convient à l’un. Donc, d’une façon générale, l’un participe de l'existence ; car ce que nous affirmons à son égard est vrai, et par conséquent est. La proposition même : « l’un n'est pas» puisque, par hypothèse, il est vrai que l’un n’est pas, s’'énonce : « l’un est n’étont pas ». D'où la conclusion : si l’un n'est pas, il est. Mais l’un ne saurait en