‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 162 sur 276 · Parménide, 160 b, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 160 b, sqq

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mème temps être et ne pas être ; il faut done qu'il participe successivement de l'être et du non-être, il est soumis au mouvement, au changement, au devenir. D'ailleurs, par hypothèse, l'un n'est pas : donc il n'est dans aucun lieu; donc il est incapable de mouvement, de changement et de devenir. Si l’un n'est pas, l’un à la fois est et n'est pas : il est dans la nature de l’un d’impliquer des déterminations contradictoires.

D'autre part, la proposition: « l'un n'est pas» signifie la suppression de l'être de l'un : par elle, l'un est d'abord posé, mais immédiatement cette position est détruite ‘. Elle signifie donc non pas qu'en un certain sens l’un n'est pas, tandis qu'en un autre sens il est : elle signifie que d'une façon absolue l’un n'est pas. Donc l'un ne peut ni devenir, ni se mouvoir, ni être en repos, — il ne peut y avoir en lui grandeur, ni petilesse ni égalité, — similitude ni différence. Si l'un n'est pas, absolument il n'est pas : la nature de l’un exclut, si l’un n’est pas, toute détermination.

D'où cette double conséquence, relalive à ce qui n'est pas un, dans l'hypothèse où l’un n'est pas. Si l'un n'est pas, ce qui est autre ne saurait être autre que l’un, püisque l'un n'est pas; les êtres autres sont donc autres les uns par rapport aux autres, et

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