Parménide, 162 α
2. Καὶ μὴ οὐσία ἄρα (φαίνεται τῷ ἐνὶ), εἴπερ μὴ ἔστιν. Cette thèse {Parménide, 162 b) est en contradiction directe avec la thèse attribuée par Aristote à Platon, Métaphysique, 1, 2, 1053 δ, 11, sqq. : ὡς οὐσίας τινὸς οὔσης αὐτοῦ τοῦ ἑνὸς, χαθάπερ οἵ τε Πυθαγόρειοί φασι πρότερον καὶ Πλάτων ὕστερον — et passim.
4, inversement, dans la seconde déduction, si toute espèce d’attribut est nice de l’un, dès que l’un n’est pas, c’est parce que la suppression de l'être de l’un équivaut à la non-position de l’un; de même que, pour l’un, être c’est être un, ne pas être c’est ne pas être un.
En résumé, l'être n’est pas substantialité : le point de vue de l’existence substantielle est contradictoire, parce qu'il se ramène au point de vue de la contenance, de l'être dans le temps et le lieu, du devenir. L'être est idéalité; l'être et la vérité sont deux expressions synonymes. Dans le Théétète, Platon
conclut de l’être à la vérité : « Est-il possible d’at-
teindre la vérité, si on n’atteint pas l'être? — Cela est impossible ». Et plus bas : « La sensation ne peut entrer en contact avec la vérité ; car elle n’est pas en contact avec l'être ! ». Dans la République, le raisonnement est inverse, et Platon passe de la vé-
rité à l'être : « Ce qui participe moins de la vérité,
ne participe-t-1l pas moins de l'être? — Nécessairement. — Donc les idées qui concernent la culture du corps participent moins de la vérité et de l'être que celles qui concernent la culture de lPâme*. » D'où il est aisé de conclure que si, étant donnés ces deux termes, on peut indifféremment passer du premier au second, ou du second au premier, c’est que