‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 171 sur 276 · Le Politique, 307 e · texte numérisé non relu

Le Politique, 307 e

cet isolement excessif est mauvais : car la division du travail n'est utile que comme un instrument

plisse sa tâche, 1] faut que toutes les tâches soient systématisées et convergent en vue d’un but unique. — De même, la science absolue est aussi science réflexive, science de la science : elle se définit comme l’idée de la vertu de modération et de réflexion. elle est la réflexion absolue, ἡ σωφροσύνη αὐτή. Mais la réflexion, conçue comme science de la science, risque fort d'être une forme vide. Si la dialectique devait se réduire à n'être qu'une distinction logique des idées, le point de vue de l’idéalité se ramènerait au point de vue de l'identité : chaque idée serait, par rapport à soi, sans relation avec aucune idée autre qu’elle-mème. Mais chacune des idées qui sont distinguées des autres est l’objet d’une connaissance spéciale, d’une science distincte : quel objet reste-t-il donc à la réflexion, science de la science, réflexion

sur les sciences ? « C’est par la médecine, non par «

la réflexion que l’on connaît la santé, par la

musique, non par la réflexion que l’on connait l'harmonie, par l'architecture, non par la réflexion M

que l’on connaît ce qui concerne l’art de construire ἡ. » Par la réflexion ou science de la science, on ne sait pas ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas : cela, c’est le résultat des sciences qui sont l’objet de la réflexion ; on sait seulement que l’on sait et que l’on ne sait pas ? ; c’est-à-dire qu'au

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