Parménide, 129 d
3. Parmenide, 144 a.
plus, et sans examiner encore si la déduction du nombre dont elle est, dans le Parménide, la conclusion, exprime la pensée vraie et définitive de Platon sur ce point, une telle proposition est, en tous cas, du type de celles que la dialectique devra produire, si elle devient une méthode de démonstration et de composition, car la proposition : « Si l’un est, le nombre est » exprime une participation intelligible, et nécessaire, d'idée à idée. En ce sens, et sous la grave réserve que l’on ἃ indiquée, la seconde déduction du Parménide, parce qu’elle contient le plan d’un système des idées, est vraie. Deux problèmes se posent, que la dialectique doit résoudre. La participation réciproque des idées, dès à présent possible sans contradiction, peut-elle être déduite, par suite posée comme nécessaire? Et la participation de chose à idée, participation contradictoire dans son essence, doit-elle être purement exclue, ou bien est-il possible de démontrer qu’elle constitue dans l’univers un point de vue nécessaire, quoique contradictoire? Ces deux problèmes peuvent se réduire à un seul : une dialectique progressive est-elle possible au même titre que la dialective régressive dont le terme ἃ élé atteint ? Un système intelligible de l'univers intellisible et de l'univers sensible est-il possible ?
“à MES
, ΕΣ - Create STE ”