‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 179 sur 276 · Parménide, 143 a, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 143 a, sqq

| Mais la déduction du Parménide, pas plus que la 4 déduction du Sopluiste, ne saurait être tenue pour définitive. Elle n’est en réalité pas rigoureuse, « I] né reste, nous dit-on à la fin de cette déduction, aucun nombre qui ne soit donné » : en fait, et malgré cette allégation, les nombres premiers, à l'exception des nombres deux et trois, n’ont pas été déduits ; il en va de même pour leurs puissances, Or il est absolument inadmissible que la déduction platonicienne des nombres, sous sa forme rigoureuse, omette, - dans la première dizaine elle-même, le nombre cinq et le nombre sept. — Tout ne doit pas, cependant, ñ “être laissé de côté dans la déduction du Parménide. convient d'abord d'observer que les éléments du nombre sont ici les idées de l'être, de l’un (que 4 l'on peut rapprocher de l'identique) et du différent. Il est même à présumer que l'idée de différence est un élément absolument nécessaire de la héorie des nombres; car Platon distingue entre la déduction de l'infini (οὐχοῦν ἄπειρον ἂν τὸ πλῆθος οὕτω τὸ ἵν ὃν tn‘), qui ne suppose que le dédoublement indéfini de l’un et de l'être, et la déduction du nombre (εἰ ἄρ᾽ Born ἕν, ἀνΖγκη vai ἀριθμὸν εἶναι *) qui suppose,

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