Sophiste, 255 cd
selon lequel l'inégal et l’un sont les principes élémen- »s Β΄ ἀὰ nombre, et l'inégal est la ee qui
à seule et même chose que l’ ἱπόρα! d’une part, le PA et le petit de l’autre ‘.» L'inégal, la dualité inégale du grand et du petit, la dualité indéterminée du grand et du petit sont donc trois expressions également platoniciennes et qui sont, pour Platon, syno- Ὡ
. nymes ; si Aristote, pour désigner ceux qui prennent à pour second principe du nombre la dualité inégale Ἢ . du grand et du petit, et non la multiplicité, emploie le pluriel (τοῖς μέν par opposition à ὁ 2€), c'est que 74
cette opinion avait sans doute rallié la majorité des philosophes de l’école contre l'opinion d’un seul dissident, peut-être Speusippe. Enfin que la relation d’inégalité, l'excès, ou relation de ce qui est en excès à ce qui est en défaut (ὑπερδολή, ὑπεροχή — ἔλλειψις ?), ou, d'une façon plus précise, la relation - du grand au petit soit une relation indéterminée, cest ce qui ressort de l'analyse même de celte relation. En elle aucun des deux termes n’a une à existence absolue : ni le grand ni le petit n'existent en dehors de leur relation réciproque (πρὸς mat).
1. Aristote, Métaphysique, N, 1, 1087 b, 5 sg. Nous proposons de lire: ἐχ τῆς ἀνίσου ὄνάξος au lieu de : ἐκ τῆς τοῦ avlaou δυάδος τοῦ μεγάλου καὶ μιχροῦ. Ι 9, Le Politique, 283 c. --- Cf. Protagoras, 357 a: ὑπερθολῆς τε χαὶ ἐνδείας.
3. Le Politique, 283 d e.— Cf. Parménide, 150 ce ἡ; — et Aristote, Métaphysique, 4, 15, 1020 ὃ, 26 sqq, la définition du πρὸς τι.
Par nature... le plus grand n'est plus grand par 4 ἢ rapport à rien d'autre que le plus petit, le plus ᾿ |
petit est inversement plus petit par rapport au plus grand, non par rapport à autre chose !. » Le plus grand change de nature avec le plus petit ; à son tour, il est plus petit par rapport au plus grand. Le plus petit change de nature avec le plus grand ; à son tour il est plus grand par rapport au plus petit. Donc, si la nature du nombre est fondée sur les deux relations de l’identité et de la différence, il est légitime de considérer l’identité, le caractère déterminé de l’idée, comme en constituant l’unité, et la différence, comme dualiié indélerminée de la grandeur et de la petitesse.
Tout nombre est relation : relation déterminée, soit d'identité, soit de différence. La relation d’idenlité est unité, car l’unité d’une idée, c’est son identité avec elle-même. L'un, c’est l’égal, ou encore la relation d'égalité, relation dans laquelle il n’y a aucune distinction entre les termes du rapport
et le rapport lui-même : TT 1
L'unité suppose la distinction de l’unité d’avee elle-même, puis l’égalisation de l’unité avec ellemême. La distinction de l’unité d’avec elle-même suppose l'existence de deux unités égales ; et la pos-