‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 186 sur 276 · Timée, 31 e, 32 a · texte numérisé non relu

Timée, 31 e, 32 a

F xs d'extension de l'idée de fraction qui ne soit égitime, et l’on peut, dans l'intervalle des relations fondamentales qui sont les nombres entiers et leurs inverses, insérer des intermédiaires, relations de ces relations ‘, qui constituent une double série de frac- À ions proprement dites, inverses les unes des autres. Ainsi, contre la première allégation d’Aristote, la dature double de l'infini trouve sa justification dans le philosophie mathématique de Platon : il y a deux infinis, inverses l'un de l’autre, infini de grandeur «et infini de petitesse, dont l'unité est le centre. Il n'est donc pas vrai de dire qu'il n’y ἃ pas, selon la définition idéale des nombres, un infini de grandeur, et que Platon arrête la définition du nombre à la dizaine ?; mais, si la dizaine, selon l’idée des Pythagoriciens, reprise par Platon et Speusippe, est un nombre parfait, en ce sens que les nombres qu'elle contient réalisent les types nécessaires à la connaissance scientifique de tous les nombres, il -suflit de faire porter sur les dix premiers nombres la théorie philosophique des nombres afin que, par . l'exemple des premiers nombres, la série infinie des nombres devienne intelligible. Qu'est-ce, en effet, que | l'exemple, et Je rapport d'imitation, fondé sur la notion d'exemple ? Lorsque, pour recourir à une

1. Timée, 35 ὃ, 5464. — Cf. sur l'idée de fraction Phédon, 105 b, — République, VII, 546 c.

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