‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 187 sur 276 · Aristote, Métaphysique, M, 8, 1084 a, 12, sqq · texte numérisé non relu

Aristote, Métaphysique, M, 8, 1084 a, 12, sqq

notion autre que la notion du nombre, nous com=\ mettons, en grammaire, sur un assemblage com: 3 plexe de syllabes et de lettres, une erreur, la méthode pour connaître et corriger notre erreur. consiste à remonter jusqu’à un exemple, c'est-à-dire … jusqu’à un assemblage moins complexe des mêmes syllabes, ou des mêmes lettres, assez simple pour que la confusion première ne se produise plus ἢ alors il suffira, pour corriger notre erreur, de reconnaitre, par la comparaison des deux assem- … blages, l’un simple, l’autre complexe, l'identité des Ὁ éléments identiques ‘. Le rapport de la copie au modèle, à l'exemple, l’imitation, n’a, selon cette définition, rien de mystérieux : c’est la participation du complexe au simple. Il y ἃ dans les idées anté- ὦ riorité et postériorité logique ? : l'existence des idées Ὁ antérieures ne suppose pas l'existence de celles qui # sont postérieures, l'existence de celles-ei suppose © l’existence de celles-là. Le complexe suppose, repro= duit et imite le simple. ἢ

Donc, entre les nombres, ou entre les idées, 1] y. a non seulement identité et différence, mais encore | similitude et dissimilitude : le complexe est diffé-« rent du simple, et cependant, sous certains rapports, semblable au simple. Il ne suffit pas de dire que »

1. Le Politique, 218 a, sqq. ἫΝ 2. Cf, Aristote, Métaphysique, M, 6, 1080 ὃ, 11, sqq.; Δ, M 1019 a, 2, sqq.

᾽ ΝΣ Υ - 2 Nr ÿz ἘΦ M ? LA SCIENCE PURE. 227 ἃ »

c ac 16. nombre ἃ une nature propre, distincte de

ι nature de tous les autres nombres; parmi les jombres il en est qui se ressemblent, d'autres qui ne à e ressemblent pas entre eux ', et, lout d'abord, ils se répartissent tous entre deux grandes similitudes : le [ air et l’impair. « L’arilhmétique est la science du pair et de l'impair *.» Le pair est le genre qui comprend un infini de nombres pairs; l'impair, le PE rer à qui comprend un infini de nombres impairs. | L'est donc vrai de dire que la science a pour objet à le général, car si la science prétendait connaitre la nature singulière de tous les nombres, pris isolé- 7. ment, l’objet de la science reculerait à l'infini ; pour ᾿ que la science soit possible, il faut qu'une limita- É tion, une définition (πέρας) de l'infini soit possible. #4 Le genre est un tout qui comprend οἱ résume un A. nombre infini de parties ; et l'on pourra sans crainte ἭΝ employer, pour exprimer celle relation du tout aux

xarties, des métaphores spaliales, dire ou que le

venre est dans (ἐνέν) les parties %, ou, au contraire, que

les parties sont enveloppées par le genre qui s'étend Ὁ | - sur toutes ‘. Sans crainte, car ces métaphores ne τ

1. Sur la distinetjon de l'identique et du semblable, du différent & | ἴα dissemblable, ef. Parménide, 139 e : τὸ ταὐτόν ποὺ πεπονθὸς ὅμοιον, met passim. — Cralyle, 439 d. : ἀρ’ οὖν οἷόν τε προσειπεῖν αὐτὸ ὀρθῶς, Sr ἀεὶ ὑπεξέρχεται, πρῶτον μὲν ὅτι ἐκεῖνό ἐστιν, ἔπειθ᾽ ὅτι τοιοῦτον. — τὴν Γ 0 a : opposition de ἄλλο et ἀλλοΐον. 5 2: Prolagoras, 357 a. --- Gorgias, 451 c.

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