‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 194 sur 276 · SL. IL · texte numérisé non relu

SL. IL

Fe.)

On appelle longueur (μῆχος) le côté du carré pris pour Ἔ

représenter un nombre « carré », ou égal au produit d’un nombre entier par lui-même; c’est une quantité également exprimable en langage arithmétique et en langage géométrique. Mais le côté du carré équivalent au rectangle représentatif d’un nombre produit par la multiplication de deux facteurs inégaux, est appelé puissance ou propriété (δύναμ) ; car il est exprimable arithmétiquement non comme longueur, mais seulement par l'intermédiaire du carré qu'il a le pouvoir ou la propriété de produire ‘, Est-ce à dire que, pour être exprimable seulement sous la forme des symboles géométriques, il ne soit pas intelligible ? Nullement, et ce n’est pas une pure coïncidence que le mot δύναμις serve également à désigner, dans la terminologie platonicienne, la quantité irrationnelle et la propriété intelligible, constitutive de l'idée : « Si je veux définir l'être, dit l’hôte Eléate dans le Sophiste, je donne pour définition que l'être n’est pas autre chose qu’une puissance ou une propriété, δύναμις » ?. L'idée de dualité, ce qui constitue le nombre deux, c’est la propriété de doubler. « D’une puissance (ou propriété, δύναμις), dit le Socrate de la République, je ne considère que ce par rapport à quoi elle est, et ce qu’elle produit » (εἰς ἐχεῖνο μόνον

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