‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 197 sur 276 · Théétète, 205 c · texte numérisé non relu

Théétète, 205 c

θὲ Phédre, 247 δα: ἢ γὰρ ἀχρώματός τε καὶ ἀσχημάτιστος... οὐσίαι ὄντως οὗσα. — République, V, ATT c : δυνάμεως γὰρ ἐγὼ οὔτε τινὰ χρόαν ὁρῶ οὔτε σχῆμα.

“Ἵ ers incorporel, qui doit commander, avec beauté λᾶς js), à l’univers corporel et vivant! »

… Ainsi ce qui n'apparaissait d'abord que comme μ ne simple possibilité est maintenant devenu une 7 réalité : une dialectique progressive, ayant pour

“tâche l’organisation positive de l'univers, se constitue. Des deux problèmes qui se posaient, l'un au moins est, dès à présent, résolu: une participalion réciproque des idées est déduite, et par suile posée somme nécessaire. Il y ἃ un univers idéal, et une ᾿ définition positive de la science est possible. À cette 6 première démarche de la dialectique progressive ἐν. Platon semble, dans plus d'un passage, attribuer le ᾿ caractère d'un paradoxe. « Il est nécessaire, écrit-il dans le Sophiste… de contraindre (Z:4%::0x:) le nonet » à être sous un certain rapport et inversement le non-être à être en un certain sens ?, » Et dans le Politique : « Nous avons forcé ({προσηνχγχάσαμεν), dans le Sophiste, le non-être à être *. » Or en quel sens peut-on admettre que l'univers idéal, fondé sur . l'opposition de l'identité et de la différence, de l'égalité et de l'inégalité, soit le produit d’une con trainte et d'une sorte de violence logique ? C'est que Platon, dans Jes passages cités, se place à un point de vue polémique, a égard aux doctrines de ses

* 4. Philèbe, 64 ὃ.

Page 1