Sophiste, 2M d
adversaires. L'existence relative du non-être n'apparaît comme un paradoxe logique que dans la mesure où l’on s'en tient à une conception fausse du nonêtre. Si le non-être est absolument non-être, c’est une proportion dénuée de rigueur logique (ὧν οὐδὲν X7.
(τὸ μὴ ὃν μὴ ὃν εἶναι) ΄. L’affirmation de l'être du non-
ιθὲς λέγομεν) de dire que le non-être est non-être
TO
être ne prend une valeur scientifique que si le nonêtre est entendu en un sens relatif, comme la dif-
férence de l'être, ἔντος πρὸς ὃν ἀντίθεσις ?. Alors le non-
être est, car « l'opposition (ἀντίθεσις) de la nature du différent et de celle de l'être, qui se contredisent (ἀντιχει"ένων) réciproquement, n’est pas moins existence que l'être lui-même * ». Mais, d'autre part, que le non-être soit, cela même est la condition de l'erreur : se tromper, c’est affirmer ce qui n'est pas au lieu de ce qui est; et, par suite, on peut dire que la dialectique progressive, par là-même qu'elle justifie la science, donne une racine et un fondement à l'erreur. Seulement, de même que l'être est en soi, et le non-être par rapport à l'être, de même la vérité est en soi, et l'erreur, par rapport à la vérité. La vérité, dès qu’elle est définie, dès qu’elle est possible, est; l'erreur, sitôt qu'elle est définie, tout au contraire, cesse d’être. Distinguer l'idée ἃ de