‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 199 sur 276 · Sophiste, 258 a b · texte numérisé non relu

Sophiste, 258 a b

l'idée B, c'est nier l'erreur qui consisterait à conndre À avec B:; et toute affirmation d'une vérité À . ᾿ ᾿ : ᾿

peut être considérée comme la négation d'un nombre infini d'erreurs possibles. En même temps il est vrai

- de la vérité, comme distinction de l'identique οἱ du différent, implique la définition de l'erreur, et, d'autre part, que l'erreur, au point de vue de la vérité, n'existe que pour être mie.

« Ailleurs, pour exprimer la nature de la nécessité - idéale, Platon affirme encore que cette nécessité fait violence aux éléments qu’elle réunit. « Le démiurge, est-il dit dans le Zimée, harmonise violemment (βία) la nature de l'identique avec celle du différent ἡ»; “ et sans doute il ne s’agit plus ici, comme plus haut, . de l'être et du non-être, mais bien de l'identité et de la différence. Cependant, ici encore, il semble que l'expression choisie par Platon puisse se justifier. Si . une idée est identique à soi et différente des autres idées, ce n'est pas en vertu de sa nature intrinsèque que l’on peut affirmer d'elle ces deux attributs, c'est seulement par la présence en elle des deux idées de l'identité et de la différence; et l'idée d’iden- tité n’est différente de l’idée de différence que par la présence en soi de l'idée de différence, l'idée de différence n'est identique à soi-même que par la pré-

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