XXVI INTRODUCTION
la philosophie platonicienne comme une philo-m sophie en devenir, et de se placer, pour l’étudier, 3 au point de vue du devenir. Une pareille conception, de quelque manière que l’on veuille la soutenir, apparaît comme inadmissible. D'où un premier 4 argument, si l’on doit véritablement étudier le Plato- Ε nisme comme une philosophie systématique et dog- M
matique, pour considérer l’opposition des deux prin= 4 | cipes logiques, des deux formes de la dialectique, Ée: comme le problème fondamental dans l'interpré- ᾿. tation du système. Mais un second argument amène, par une autre voie, à la même conclusion. Ce n'est
pas « de la terre ni de la pierre », selon l’expres=. -$
sion homérique, que la philosophie de Platon ἃ surgi : un mouvement d'idées considérable l'a précédée et préparée. Or, remonter, si brièvement que ce soit, aux origines historiques de la pensée de Platon, c’est un moyen non plus seulement d'affirmer comme réelle, mais déjà d'expliquer dans une certaine mesure la duplicité de la dialectique platonicienne. | Les Pythagoriciens ont donné à la théorie des nombres son développement presque complet, fait accomplir à la géométrie un progrès considérable par la découverte des grandeurs incommensurables,
emprunté à la géométrie un symbolisme pour la ‘4
connaissance des propriétés des nombres. Ils ont,