Aristote, Métaphysique, À, 6,987 b, 14, sqq
parties ! ». Dans le Philèbe encore, l’arithmétique des philosophes (τῶν φιλοσοφούντων), c’est-à-dire de ceux, qui cherchent la science, mais qui ne sont pas encore. dialecticiens, est définie par opposition à l’arithmé- «
tique vulgaire : celle-ci considère des unités inégales
D'ailleurs, ce qui peut sembler paradoxal, les « nombres idéaux », qui sont éternels, vrais indépendamment de toute considération de temps, sont M définis par Aristote comme étant les nombres dans « lesquels il y a antériorité et postériorité ὃ; les «nombres mathématiques », qui sont produits dans le temps 1 par l’addition répétée d'unités indiscernables, sont νι donc ceux dans lesquels il n’y ἃ pas antériorité et M postériorité. Mais, dans notre hypothèse, le paradoxe apparent s’explique. Entre les nombres vrais, il y a un ordre de succession logique, conformément au- Ε quel les uns supposent les autres et ne sont pas |
1. République, VII, 526 a. L’arithmétique et la logistique ne sont pas distinguées : ef. VIE, 525 a : ἀλλὰ μὴν λογιστική τε καὶ ἀριθμητικὴ, 4 περὶ ἀριθμὸν πᾶσα. — 525 b : φιλοσόφῳ δὲ διὰ τὸ τῆς οὐσίας ἁπτέον ἡ εἶναι: γενέσεως ἐξαναδύντι, ἢ μηδέποτε λογιστικῷ γενέσθαι. — ὅ256: ἐπὶ λογιστιχὴν ἱέναι καὶ ἀνθάπτεσθαι αὐτῆς μὴ ἰδιωτικῶς, ἀλλ΄ ἕως av A ἐπὶ θέαν τῆς τῶν ἀριθμῶν φύσεως ἀφίχωνται τῇ νοήσει αὐτῇ; — 5260 οἱ ... φύσει λογιστιχοί.