Phédon, %e, sqq. — Cf. République, VIT, 525 e
tion contre la doctrine platonicienne, loin d’être “ une définition de cette doctrine ; peut-être Aristote ᾿ veut-il dire que les notions de grandeurs ne peuvent pas être logiquement identifiées aux essences « intermédiaires, contre l'opinion de Platon. Ailleurs, au contraire, il oppose les idées, d’une part, et, Ἢ d'autre part, les nombres, les lignes, et tout ce qui est de cet ordre (ἀριθμοὺς nat γραμμὰς χαὶ τὰ συγγενῆ τούτοις, χαὶ πάλιν τὰς ἰδέας); et lorsqu'il reproche à Speusippe, en faisant primitif le nombre mathématique et en posant, après le nombre mathématique, toutes les essences à la suite les unes des « autres, chacune avec ses principes propres, d'aboutir à une conception épisodique de l'univers, ce sont, à “ ses yeux, chez Speusippe, deux formes de la même erreur, d'avoir conçu le nombre mathématique . comme primitif”, et de s'être arrêté à la conception d’une pluralité de sciences séparées et incommunicables‘. Telle est bien, effectivement, au point de vue de la connaissance de second degré, ou διάνοια, 4 la conception platonicienne. Idéalement, arithmé- ἢ tique et géométrie ne sont pas deux sciences, mais. 4
1. Métaphysique, À, 9, 992 b, 13, sqq. — Remarquer au contraire le pluriel ἐπιστήμας, Métaphysique, B, 2, 997 b, 1, 544. : οἷον οἱ λέγοντες τά τ' εἴδη χαὶ τὰ μεταξὺ, περὶ ἃ τὰς μαθηματιχὰς εἶναί φασιν ἐπιστήμας-
2, Mélaphysique, M, 1, 1010 a, 18, 19.