Timée, 31 a 2. République, X, 597 c
les deux lits posséderaient l'idée, et ce lit unique,
d’un vivant immortel est une idée contradictoire.
Deuxième différence. Le vivant idéal est éternel, « il l’est apparemment en vertu de son caractère idéal : car une idée est une définition, et une définition, « prise en soi, est immuable et inaltérable, l'éternité M de l’idée est la conséquence de ce que l’être de l'idée À est identique à la vérité de l’idée. Done, nous dit-on, il faut que le vivant sensible et créé participe de -. l'éternité du modèle, et soit, sinon éternel, au moins. Ἐ perpétuel et impérissable. — Mais, une fois encore,” ce n’est pas là une nécessité qui s'impose. Le lit & idéal est éternel ; les lits sensibles, sans cesser pour | 4 cela d’être les représentations du lit idéal, sont pé rissables : le sensible suppose l’intelligible, précisé ment comme le changeant suppose l'éternel. 4
Enfin une troisième difficulté se présente : l’idée %
Car le vivant est composé d’âme et de corps; et le” corps est, par définition, périssable et mortel. « Le # tout d’une âme et d’un corps prend le nom de ξ ᾿ vivant et recoit la dénomination de mortel : pour immortel, ce n’est pas d’après une définition unique bien conclue, mais nous imaginons (r\éoucy) n'ayant ni vu ni conçu comme il convient ce que c’est qu'un dieu, un vivant immortel pourvu d’une
natures pendant un temps infini *.»