Lois, XI, QI8 ὃ
De Il, 573 e.
ain ne suffit plus, et le remplir d’une masse et d'une
nr ex ? ΡῪ
LES d'a, “ὁ
DE DO SN ARR 7 «a,» :
multitude de fonctions qui ne sont plus en vue du nécessaire ‘. » L'état n’est plus l’état conforme à sa définition abstraite, l’état où toutes les fonctions sont utiles, dont toutes les conditions sont nécessaires. Il comprend tout ce qui est chasse et imitation ?. En d’autres termes, 1l comprend le luxe, le jeu, l'inutile, le superflu, — et il comprend ces formes de l’activité humaine nées de l'inquiétude de l'esprit, et que Platon désigne sous le terme énigmatique de chasse, la vraie science comme la fausse science, la spéculation philosophique comme la guerre. Car, avec la croissance des besoins superflus, l’état éclate dans ses limites étroites ; 1l entre en lutte avec les états voisins : le luxe engendre la guerre. Le problème est maintenant, pour qui se place au point de vue de la finalité, de justifier le
1. République, 11, 373 ὃ: odxër! τοῦ ἀναγχαίου ἕνεχα, — Cf. 313 a: οὐχέτι τὰ ἀναγχαῖα θετέον, et 373 ἃ; ὑπερόάντες τὸν τῶν ἀναγκαίων ὅρον.
2. République, IL, 313 ὃ. : οἷον οἵ τε θηρευταὶ πᾶντες οἵ τε μιμηταί. S'agit-il des chasseurs au sens littéral du mot? C’est ce qu'il est difficile d'admettre. Cf. Sophiste, 222 a, sqq., la classification des espèces de la chasse (θήρα) : chasse des animaux sauvages et chasse des animaux non sauvages, àsavoir des hommes, qui comprend elle-même : 1° la guerre ; 2° la rhétorique (πιθανουργιχὴν... τέχνην). Les « chasseurs» sont donc les soldats (cf. Lois, VIIT, 823 b), qui ne se rencontrent pas dans l’état pacifique de Kronos ; — les sophistes (cf. Banquet, 203 d), qui ne s’y rencontrent pas davantage; — et ce sont encore les vrais savants : οἵ, Euthydème, 290 ὃ ο, — Phédon, 66 a et 6, où Platon définit la science τὴν τοῦ ὄντος θήραν, — Théélèle, 198 a, où l’arithmétique est définie θήρα ἐπιστημῶν ἀρτίου τε χαὶ περιττοῦ παντὸς. --- Cf. le Politique, 299 d : περὶ... ταύτας τὰς ἐπιστήμας.... χαὶ στρατηγικῆς χαὶ ξυμπάσης ἡστινοσοῦν θηρευτιχῆς χαὶ γραφιχῆς ἢ ξυμπάσης ὁτιοῦν μέρος μιμητιχῆς, ATX.
Le
LA SCIENCE POLITIQUE. xs
fait par rapport à l'idéal, et, par la considération
d'un état dont l’art et la guerre sont les conditions d'existence, de donner à ces deux fonctions nouvelles,
“en apparence superflues et mauvaises, nécessaires en
ce sens qu'elles s'imposent à la dialectique comme
du dehors, une utilité dialectique et sociale, une “existence nécessaire, en ce sens nouveau,
Voir dans le luxe, entendu au sens large, et dans REserre, des parties intégrantes de l'état, les envi-
er comme des moyens à employer en vue de la
isation du bonheur social, c'est les limiter, les
égler par rapport à cette fin. Mais la fonction mili-
aire constitue, comme toutes les autres fonctions
dans l’état, une spécialité. Il doit donc exister, si le
principe de la division du travail, ou de la justice, F € respecté, une classe, maitresse des autres, F désignée pour cet oflice par ses aptitudes, faite pour ἥ gouverner l’état, pour le prémunir contre les périls : ntérieurs provenant d'un luxe immodéré, et contre
les dangers de guerre extérieure. C'est le choix et l'éducation de cette aristocralie qui est la première ν᾿ tâche du politique. Or deux sortes de liens unis-
sent les hommes : liens humains et liens divins'. - Liens humains : car les hommes sont des êtres | 4 vivants, dont l'existence est soumise à des conditions à , δ 5 . : : f Ψ L ën quelque sorte animales et biologiques (τὸ ζωογενές). à
r4 Le Politique, 309 c, sqq.
Liens divins : car les hommes sont, par essence, des êtres pensants, et leur pensée participe à ce qui est « vraiment divin et éternel (τὸ ἀειγενές) !. Tous les
Le,
hommes naissent selon la même loi, tous pensent selon la même loi. Par suite, le problème fondamental de la politique est double, selon le point de vue auquel on se place. Puisque les hommes sont liés les uns aux autres, tout d’abord, par la loi de la chair, puisqu'ils héritent, avec la vie ellemême, des vices ou des vertus de leurs ascendants, la première préoccupation du législateur devra être, en veillant sur les unions des deux sexes, de préparer ἢ pour l’avenir des générations aussi aptes à la vie sociale que possible, et d’assurer, par des moyens # tout biologiques, l’amélioration morale de la race humaine. Puisque, d’autre part, les hommes sont liés entre eux par la loi de l’esprit, le législateur ὁ devra s'emparer des citoyens dès leur enfance, et leur communiquer, par l'instruction, la science qui fait les sages et les justes, qui affranchit et qui unit.
Or pourquoi, lorsqu'il s’agit de conserver pure et d'améliorer la race humaine, suivre des procédés
1. La perpéluité de l’espèce est déjà une espèce de participation du genre humain à l'éternité : cf. Lois, VI, 773 e, 114 a: ὡς χρὴ τῆς ἀειγενοῦς φύσεως ἀντέχεσθαι τῷ παῖδας παίδων χαταλείποντα ἀεὶ τῷ θεῷ ὑπηρέτας ἀνθ᾽ αὑτοῦ παραδιδόναι. Mais ce ne saurait être là qu’une imitation, une contrefaçon de l'éternité, puisqu'il y a antithèse entre τὸ ζωογενές et τὸ ἀειγενές (le Politique, 309 c).
TT Re νον: δοιὼ
SNS RERO 10,
don;