‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 253 sur 276 · PARENT · texte numérisé non relu

PARENT

Er

. République, VII, 519 ὃ, 5644.

. République, 1Π|, 417 a.

. République, IV, 420 6: iva δὴ ὅλη à πολις εὐδαιμονῇ.

. République, ΥἹΙ, 520 a: ἐπὶ τὸν ξύνδεσμον τῆς πόλεως. . Lois, 1, 018 d, sqq; VII, 803 bc.

Qt & © D

τ) γΞ LA SCIENCE POLITIQUE. 339

δένει té malheureuse de notre condition qu'il faille ῬΑ γεθιάνο au sérieux !, qu'elle est une illusion, une apparence, une nécessité à laquelle il faut se résigner, non pas un bien qu'il faut aimer ἢ, Cependant, 16 füt-ce qu'à titre d'illusion, la société a une réa- . De ce qu'elle est névessaire et non bonne, il ne ᾿ 'ensuit pas qu'elle soit mauvaise et condamnable ; > peut être nécessaire comme le bien relatif par port au bien absolu, le moyen par rapport à la + Dans l’ordre théorique, le mème problème se , des rapports de l'idéal et du sensible, et il est résolu par la distinction des deux espèces de la science : la science pure et la science appliquée, l’une et l autre également fondées en nature. De même, dans l'ordre pratique, il faut aflirmer à la fois que la vie humaine est un jeu et qu'elle est une chose rieuse. Car le sensible, c'est le contradictoire, ce jui à la fois est et n'est pas; et ce serait bien exprier le caractère contradictoire de la vie sociale que

dire : oui, le jeu est le contenu de l'état, mais le est une chose sérieuse ?, qu'il faut non pas conner, mais, au contraire, sanclifier ".

τα , VII, 803 ὃ: μεγάλης μὲν σπουδῆς οὖχ ἄξια, ἀναγκαῖόν γε δῖον.

blique, VU, 540 b: ἄρχοντας ἑχάστους τῆς πόλεως ἕνεκα, οὐχ καλόν τι͵ ἀλλ' ὡς ἀναγχαῖον πράττοντας.

l VI, 798 be: τὰς παιδιὰς πάντες διανοοῦνται χινουμένας τῶν ν, ὅπερ ἔμπροσθεν ἐλέγομεν, παιδιὰς ὄντως εἶναι καὶ οὐ τὴν μεγίστην 6) ὺν σπουδὴν χαὶ βλάδην ξυμδαίνειν.

| théorie de l'organisation morale et religieuse des jeux est sur-

C’est dans l’éducation que se fait l’alliance du jeu et du travail, du plaisant et du sérieux ; le jeu est donc le contenu de l’état précisément au même titre que, tout à l'heure, l'éducation. L'éducation est un jeu:

cela est vrai même de l'éducation scientifique, — il " y ἃ des méthodes qui permettent aux enfants d’apprendre des propositions d'arithmélique ou de géométrie en se jouant'— ; à plus forte raison cela est-il vrai de toute cette éducation de l'intelligence et des mœurs qui précède, accompagne et suit l’instruc-: tion proprement dite. On commence à instruire les enfants en leur racontant des fables et des légendes; la gymnastique et la musique sont des jeux qui favorisent le développement du corps et de l'âme. Éducation et jeu sont presque des synonymes; et les mots grecs qui servent à les désigner sont presque

tout développée au livre VII des Lois. Sur la sanctification du jeu, . Lois, 11, 657 ὃ: τὴν χαθιερωθεῖσαν χορείαν, — VII, 199 a : τοῦ χα-᾿ spas πᾶσαν μὲν ὄρχησιν, πάντα δὲ μέλη, — VIl, 809 ὃ : τὰ μὲν

οὖν δὴ χορείας πέρι μελῶν τε χαὺ ὀρχήσεως ἐῤῥήθη, τίνα τύπον ἔχοντα ἐχλεχτέα τέ ἐστι χαὶ ἐπανορθωτέα χαὶ χαθιερωτέα, --- VII, 818 a: πάντα, ἃ δὴ χαθιερωθέντα ἔφαμεν δεῖν ταῖς ἑορταῖς ἕχαστα ἁρμόττοντα, χτὰ- — VII, 816c: ie τῆς ἄλλης μουσιχῆς τὴν ὄρχησιν συνθέντα χαὶ νεῖμᾶντα ἐπὶ πάσας Ë ρτὰς τῶν θυσιῶν ἕ ἑχάστῃ τὸ πρόσφορον, οὕτω χαθιερώσαντα αὐτὰ πάντα ἐν τάξει τοῦ λοιποῦ μὴ χινεῖν μιηδὲν μήτε ὀρχήσεως ἐχόμενον LATE ὠδῆς.

1. Ce sont les méthodes dites égyptiennes (Lois, VII, 819 a ὃ). = C'est, nous semble-t-il, une conception essentiellement hellénique … que celle d’une organisation sociale, officielle des jeux. Il faut cependant observer que Platon considère cette législation comme difficile à introduire dans les mœurs grecques, et va en chercher le modèle en Égypte. V. notamment Lois, II, 656 e, sqq.; VII, 198 e, 799 a.

LA SCIENCE POLITIQUE, gt

s homonymes (παιξείχ, παιδί) !. Le jeu devient donc chose sérieuse, dès qu'il est organisé et dirigé ἢ vue d'une fin. La musique, par exemple, si elle est livrée à elle-même, si tous les modes, tous les instruments sont tolérés dans l'élat, est mauvaise. Car elle est imitative et exprime des sentiments ; afin qu'elle n'en exprime pas d'autres que ceux qui conviennent au « gardien de l'élat », au courageux ét au modéré, elle doit ètre réglée et contrôlée par Je philosophe et le magistral : alors elle devient 1 onne?. « Sans nous en apercevoir nous épurons cel élat que tout à l'heure nous disions être gâté par le luxe *, » Est-ce à dire que le luxe y soit supprimé? ÆEn un sens seulement. D'une part, avec le jeu, l'inutile et le superflu conservent leur place dans l'état. Mais, d'autre part, par le fait même que le jeu prend place dans un système organique d'éducation, T'inutile devient utile, le superflu nécessaire, et le luxe 5 d'être à proprement parler un luxe. Si le jeu pris pour une fin en soi, il est condamné; s'il conçu comme une condition nécessaire de l'organisation sociale, il est justifié. « Nul ne deviendra ueux, si dès son enfance il n'a joué avec la beauté » (εἰ μὴ παῖς ὧν εὐθὺς παίζοι ἐν χαλοῖς) 5.

M. Lois, LI, 656 c; VII, 503 d, 832 d.

Page 1