‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 254 sur 276 · République, 11, 398 c, 544. — Cf. Lois, VII, 812 ὃ, sqq · texte numérisé non relu

République, 11, 398 c, 544. — Cf. Lois, VII, 812 ὃ, sqq

LA . République, 111, 399 6.

. République, VI, 558 ὃ.

Or l'essence de Part, ou du jeu, c’est l’imitation, 5 et l'imitation, c’est le mensonge. Comment la dialectique, qui est vérité, peut-elle justifier le mensonge? Les légendes populaires relatives aux dieux et aux demi-dieux sont fausses : comment les rendre utiles? C’est en appliquant à la critique de l’erreur la connaissance même de la vérité; il faut supprimer et interdire dans ces légendes tout ce qui est contradictoire avec la nature morale de la divinité, en conservant d’ailleurs leurs noms traditionnels et. leurs formes humaines aux dieux de la fable! : l’erreur utile, c’est l'erreur dans les limites de la vé-. rité. Π ne faut plus prêter aux dieux des actions immorales, la puissance et la volonté de faire le mal, de se métamorphoser et de mentir. De même, dans les récits qui traitent d’actions accomplies par -des hommes, il ne faut pas laisser croire que les hommes peuvent être injustes et heureux ou justes et malheureux, ou que la justice c’est le bien des autres. Principe que Platon se contente de poser

brièvement au livre IL de la République ?; mais le. æ

mythe de l’immortalité de l’âme, au X° livre, n’est que le développement et la conséquence du principe. Il est vrai que l’âme est immortelle, pour qui connaît la nature vraie, l’idée de l’âme, c’est-à-dire l’âme universelle, « le vivant absolu »; mais la

Page 1