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sont ces propriétés arithméliques fondamentales et «divines» qui régissent tous les phénomènes naturels ; - par elles non seulement l'état, mais l'univers tout … entier est réglé: le nombre n’est pas seulement utile, ilest sacré. Si le nombre 5040 est divisé en douze parts, et l’état en douze tribus, chaque part - doit être consacrée à un Dieu, et une partie cen- + trale, autour de laquelle viennent converger les douze tribus, à Hestia, feu central de l'univers, à - Zeus et à Héra; « et il faut considérer chaque division comme le présent sacré d'un Dieu, puisqu'elle se conforme à l'ordre des mois et à la révolution périodique de l'univers ‘ ». De même en effet que le À passage du soleil à travers les douze signes du zodiaque subdivise périodiquement le temps en - années de douze mois, de même le roulement qui règle l'ordre selon lequel les magistrats se succèdent
planétaires et les révolutions célestes : il se conforme =
divisions naturelles du temps ?. C’est ainsi que ἊΝ l'ordre social imite l'ordre universel, et que l'art ἊΝ humain dérive de l'art divin. L'homme comprend 5
y NS que réproduire; c'est pourquoi, tout en agissant, ΠΗ ᾿ μ ᾿ . - Ω 4" τὖῷὸ ᾿ ᾿᾿ il adore et il consacre. La législation est indiviiblement sociale et religieuse. te
. Lois, VI, 771 ὃ. T 2. Lois, VI, 758 a, 544; XI, 924 bc. Là us. 1 A ΜΕ
Mais 1l faut remarquer que ces détails sont empruntés aux Lois, non à la République. Car les Lois sont un traité de législation, et la République, un simple traité de pédagogie sociale qui ne contient ni droit civil (περὶ ξυμιδολαίων), ni droit criminel {περὶ αἰχίας), ni droit constitutionnel (περὶ τῆς τῶν ἀρχῶν χαταστάσεως) : Platon se borne à poser, dans l’éducation philosophique, le fondement de la société, mais s'arrête avant d’avoir tiré de là aucunes conséquences législatives. « Légiférer sur tous ces sujets, ce serait faire injure à des citoyens, censés parfaitement vertueux : ils trouveront spontanément, en règle générale, quelles lois il faut porter ! ». Et peut-être même faut-il dire que la conception de l’état développée dans la République est une conception où la forme constitutionnelle est absolument indifférente : peu importe en effet que la solidarité, l’organisation du travail, qui sont les caractéristiques de la république idéale, soient réalisées par un monarque, une aristocratie ou une démocratie. Seulement, pour que l’un de ces trois cas se réulise, les chances ne sont pas les mêmes. La démocratie est le gouvernement de tous : or l'état vrai est fondé sur la science, et il est évident que tous ne sauraient posséder la science. L’aristocratie est le gouvernement exercé par une partie restreinte de la communauté, et