Le Politique, 305 e, 544. — Cf. Lois, XII, 963 a
la démocratie athénienne, comment la prédomi= 4 nance de la liberté détruit le respect, la discipline, ὦ et par suite la constitution même de l’état. L'état moyen, au contraire, repose sur l'alliance des deux principes ; il est le gouvernement le meilleur, non en ce sens qu'il est le moins mauvais et qu'on l'adopte à la manière d'un pis aller, mais parce qu'il est le plus complet. « IT est nécessaire pour un 5 gouvernement qu'il participe des deux gouverne- Ε.. ments extrêmes, s'il doit y avoir liberté et amitié D fondée en raison; c’est là où aboutit notre raisonne= « ment : un état qui ne participe pas de ces prineipes ΝΣ ne saurait être bien gouverné ! ». Dans le gouverne |
ment moyen, les gouvernements extrêmes sont jus- Ἂν üfiés ; ils trouvent dans le gouvernement aristocra- « tique leur raison d’être et leur nécessité. L
Platon ἃ tracé dans les Lois le plan de cet « état. æ de second degré », qui est l’état moyen ou modéré. τ Et rien ne saurait mieux illustrer la méthode qui. # convient à cette seconde forme de gouvernement 4 1 que l'application minutieuse qu’en fait Platon, pour entrer en matières, à une question très spéciale, | à la réglementation de la boisson. L'ivresse, la bois- ὡς son est mauvaise; car, si elle accroît en intensité tout ce qui, dans notre âme, est mauvais, les plais sirs, les douleurs et les passions, en revanche elle
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