Phédon, 74 a, 5ηη
2. Philèbe, 43 a. Platon n'écarte pas la thèse du mouvement universel, mais cherche à expliquer comment, cette thèse admise, il peut se produire des changements dans l'organisme qui ne soient pas accompagnés de conscic nee.
— οὐ φαῦλον λόγον"). Et en même temps, seconde consé- à quence, au point de vue de la substance matérielle 4 c’est le point de vue du devenir psychique qu’il faut substituer. L'âme n’est pas une substance fixe, elle se » définit comme un devenir, la thèse des anciens poètes, reprise par l’école d'Héraclite, est particulièrement vraie lorsqu'elle s'applique à linterprétation des phénomènes spirituels, et le langage grec a une valeur philosophique profonde, si vraiment, comme Platon, dans le Cratyle, le suppose à demi sérieusement, tous les mots qui expriment des fonctions psychiques : φρόνησις, σύνεσις, γνώμη; ἐπιστήμη; signifient étymologiquement autant de mouvements de l'âme ?. Car c’est au point de vue de l’âme que. l'opposition de l’action et de la passion prend un sens : « l’affirmer et le nier, le désirer et le repousser... doivent être considérés comme des actions ou des passions contraires entre elles; d’ailleurs, actions ou passions, peu ἜΡΩΣ (εἴτε ποιημάτων εἴτε παθημάτων" οὐδὲν γὰρ ταύτῃ διοίσει) 5». Ou l'univers est une substance fixe; alors il est Re et le réel, c’est le bois
et la pierre (ξύλον καὶ λίθος) ὁ, qui sont la matière
1. Théélèle, 152 ἃ. — Cf, Lois, X, 888 e, une expression analogue : εἰχός γέ τοί που σοφοὺς ἄνδρας ὀρθῶς λέγειν. Il s'agit de la distinction de la φύσις, de la τέχνη, de la τύχη. [οἱ encore, Platon accepte la thèse, se réservant seulement de l’interpréter à sa façon.