V1 INTRODUCTION
D'abord, la fin du dialogue est de vérifier, par. laccord réciproque des interlocuteurs, l'accord interne des idées de chacun des interlocuteurs. La dialectique, par opposition à la rhétorique, ou à. l'éristique, n'est pas, à proprement parler, unes technique, elle est spontanée comme l’activité même « de l'esprit dans la conversation de tous les jours: « en simples ignorants que nous sommes, nous « examinerons 66 que sont, prises en soi, nos pensées, Ὁ afin de voir si, oui ou non, elles sont cohérentes entre elles'. » La dialectique n’est pas une stratégie, « le dialogue n’est pas une guerre, où le questionneur ὦ et le répondant joueraient le rôle d'adversaires 4 ayant un intérêt quelconque à se réfuter ou à se : convaincre : «s’ils veulent, dit Socrate dans le Ménon, : en parlant des éristiques, discuter en amis, comme toi et moi, il leur faut répondre d’une manière plus douce et plus dialectique. Et peut-être est-il M permis de dire que répondre d’une façon plus dia- | lectique, cela consiste non pas seulement à répondre ce qui est vrai, mais à répondre ce qui est vrai en passant par les propositions admises de l’interlocuteur”. » Il est difficile de définir en termes plus précis ce que l'on peut appeler le premier critérium de la méthode dialectique. Le vrai, au point de vue dialectique, c'est ce qui est d'accord avec soi-même