‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 50 sur 276 · République, 1, 344 a · texte numérisé non relu

République, 1, 344 a

2. République, 1, 348 ἃ. — Platon emploie le terme α᾽ εὐήθεια en plusieurs sens : 10 au sens vulgaire et insultant (la vertu est bêtise), Ὁ lorsqu il laisse la parole à des adversaires, à des interlocuteurs de Socrate. V. République, 1, 336 c, 343 c, 348 αἰ, 349 ὃ. — 2 en un sens tout opposé, conforme à l'étymologie, mais non au sens courant du mot. We HERPÈS ΠῚ, 400 ἃ ὁ: Εὐλογία ἄ ἄρα καὶ εὐαρμοστία καὶ εὐσχημοσύνη χαί εὐρυθμία εὐηθεία ἀκολουθεῖ, οὐχ ἣν ἄνοιαν οὖσαν ὑποχοριπάμευδε 0 χαλοῦμεν ὡς εὐήθειαν, ἀλλὰ τὴν ὡς ἀληθῶς εὖ τε χαὶ χαλῶς τὸ ἦθος χατεσχευασμένην διάνοιαν. — 30 en un sens moyen, pour désigner ἃς vertu vulgaire, qui n’est liberté qu’en apparence, et en réalité esclavage, que la dialectique justifie d’une façon relative, mais qui ne porte “M pas en soi ses titres de πα ΠΣ V. Phédon, 68 6 : ταύτην τὴν εὐήθη σωφροσύνην. (CLI68 α: à σωφροσύνη, ἣν χαὶ οἱ πολλοὶ ὀνομάζουσι σωφροσύνην.) |

tice sociale : on trouve dans les dialogues de Platon toute une série d'arguments inverses dont le sens est que la justice est une science, qu’elle possède une valeur morale. Et d'abord l'opposition que le réalisme de Thrasymaque dans la ÆRépublique, de Calliclès dans le Gorgias établit entre la loi, conventionnelle et abstraite, et le fait de nature, est-elle valable? Si ie droit naturel, c'est le droit du plus fort, est-ce que la société, fondée sur l'idée de l'égalité des droits, ne fait pas partie de la nature? Est-ce que vraiment elle échappe à la domination de la « justice naturelle », du droit de la force? Les faibles ont dicté la loi aux forts : c'est donc qu'ils étaient la majorité et la force. Car l’ordre naturel ne pouvait pas être violé, le droit de la force ne pouvait pas ne pas être respecté. Ce n’est donc pas seulement au point de vue de la loi, ou de la convention sociale, c’est au point de vue du fait, et de la nature, que la domination du grand nombre, l'égalité juridique du fort et du faible, est justifiée *. La conclusion à tirer du naturalisme de Calliclès, ce n’est done pas la révolte ou la tyrannie, c’est plutôt l'acceptation fataliste de la légalité. Ainsi semble bien en fait conclure, Thrasymaque : toute légalité est fondée en droit; «les uns, parmi les états, sont soumis à un régime tyrannique, les

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