‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 53 sur 276 · République, 1, 339 δ · texte numérisé non relu

République, 1, 339 δ

la différence et la dissension. Inversement le nonmédecin vise à l'emporter sur le médecin οἱ sur le non-médecin indistinetement : car il ne connaît pas” plus son ignorance médicale qu'il ne connaît la 4 science médicale; et l'ignorance produit en lui l'imprudence. Or, sur le domaine des relations juri- ᾿ diques, l’injuste cherche à usurper indistinctement M sur l’injuste et sur le juste, sur celui qui est sem- * blable à lui et sur celui qui diffère de lui : 1] est permis de conclure, par analogie avec la médecine, que l'injuste est un ignorant, car c’est le caractère 4 de l'ignorance qu’elle prétend l’emporter à la fois sur la science et sur l'ignorance. Le juste cherche à usurper sur l’injuste, non sur le juste : double M marque que la justice participe de la science, 4 puisque c’est elle, et non l'injustice, qui crée à un accord intellectuel entre ceux à qui elle est À commune !. à 4

Mais alors, si la justice est une science, l’analogie M des autres sciences permet de conclure qu’elle n’est « pas science de ce qui est conforme à l'intérêt du où M des gouvernants. La science de la justice réside chez M le gouvernant, comme la science médicale chez le + médecin ; or la médecine, en tant que science, n’a 4 pas, si ce n’est indirectement, pour objet l'intérêt 4

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