République, 1, 349 b, sqq
. du médecin. L'intérêt d'une science, οἱ par suite du - savant, dans la mesure où il est défini par la posses- ᾿ς sion de la science, ce n'est pas l'intérêt du savant, c'est la perfection de la science elle-même. Le pilote a beau être assis sur le navire, et prendre, en tant qu'homme, sa part des périls de la navigation : son intérêt, en tant que pilote, l'intérêt de sa science, ce n’est pas son propre salut, sa propre arrivée à bon port, c'est le salut du navire et des passagers qu'il conduit. De même, et par analogie, l'intérèt du gouvernant, précisément pris, du gouvernant en tant que gouvernant, c'est l'intérêt des gouvernés , On objectera que le gouvernant ne gouvernerait pas, que le berger ne garderait pas les troupeaux, que le médecin ne guérirait pas les malades, si gouvernant, berger, médecin ne poursuivaient la rétribution de leurs peines *. Mais le traitement de l'homme d'état n'est pas plus l'objet de la science du gouvernement que le salaire du berger n’est l'objet de l'art d'élever les moutons, et que les honoraires du médecin ne sont l'objet de la médecine. L'intérêt d'une science, c'est l'intérêt de son objet; et si d'ailleurs ces diverses rétributions doivent être l’objet d'une science, ce sera d’une science nouvelle, la théorie des salaires (μισθωτιχή,
᾿μισθχρνητιχή), qui s'applique d’une facon générale à