‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 58 sur 276 · République, 1V, 434 d, sqq · texte numérisé non relu

République, 1V, 434 d, sqq

mais dans la science de gouverner l’état, considéré soit dans les relations réciproques des ciloyens les uns avec les autres, soit dans ses relations extérieures avec les autres états. Or cette science réside non dans la totalité des citoyens, mais dans le petit nombre de ceux que leur science rend capables de souverner les autres. Donc, par analogie, l'individu est déclaré sage lorsqu’en lui la partie intelligente et savante maîtrise et domine la partie irrationnelle et ᾿ογιστιχόν) domine la

brutale, lorsque la raison (τὸ volonté et le désir. — De même le courage est une vertu non de la totalité des citoyens, mais de ceux que leur aptitude désigne pour être soldats de métier et pour exécuter les ordres des gouvernants, ne craignant que ce qu'il leur est prescrit de craindre, bravant les dangers qu'il leur est prescrit de braver. Vertu moins autonome que la sagesse, qui appartient néanmoins en propre à une partie indépendante de l'âme. Vertu, chez l'individu, de cette faculté qui correspond, dans l’état, à la classe militaire, l'énergie volontaire (τὸ θυμοειδές), qui doit, pour être vertu, obéir à la raison. — Quant à la vertu de tempé-

rance, de modération et de réflexion (σωφροσύνη), elle.

ressemble, plus que les vertus précédentes, à un ordre et à une harmonie. Un état modéré, ou tempérant, ou réfléchi, c’est un état dans lequel tous sont d'accord sur la question de savoir qui doit commander, qui doit obéir. Cette troisième vertu

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